Dans un futur lointain, les insectes pollinisateurs ont disparu à la suite de grands bouleversements climatiques, poussant les humains à arpenter des paysages stériles à bord de « monades » ; des vaisseaux-villages motorisés. C’est dans l’une d’elle que vit Jenny, déterminée à récupérer les dernières traces ADN d’abeilles dans l’espoir de retrouver le monde d’avant…
Être caricaturiste en Turquie de nos jours, c’est ce que nous raconte ici Ersin Karabulut, qui se met en dessin dans la ville d’Istanbul des années 90 et 2000. Cette autobiographie croise brillamment les rêves d’enfance et la volonté du jeune Ersin de devenir dessinateur avec la montée en puissance du régime d’Erdogan.
Prévue en 3 tomes, cette série prometteuse va se poursuivre avec les aventures d’Ersin dans la Turquie actuelle.
Un scénariste décide de devenir chauffeur de taxi à New York pour trouver l’inspiration. A travers cette nouvelle vie, il prend d’abord conscience de la dureté du métier puis il se nourrit de ses rencontres. Mais ce livre est avant tout la rencontre d’un homme avec la mégalopole fourmillante que le dessin retranscrit avec beaucoup de réalisme.
Dans ce sombre récit, si la violence des Hommes est parfois dure à supporter, l’amour, l’art et surtout la beauté de la montagne du Vercors apportent la lumière nécessaire !
Une aventure comique avec des personnages attachants prêts à tout pour sauver des livres de l’obscurantisme. L’histoire fait echo à l’actualité où l’accès au savoir est parfois limité par les puisssants et elle est magnifiquement portée par les dessins ! Un très bon moment.
A travers la fugue qu’organise Clémence pour aider sa grand-mère à retrouver ses souvenirs, ce joli roman graphique évoque la vieillesse et la maladie mais aussi l’identité sexuelle comme un cri de liberté et d’amour.
Le grand retour d’Etienne Davodeau après les très beaux Le Droit du Sol et Les Ignorants!
La Loire et une mystérieuse Agathe sont ici les prétextes à retrouver cette ambiance si particulière que Davodeau sait créer. Une des jolies nouveautés vient des planches colorées qui nous transportent dans ce lieu si beau, entre nostalgie, pleine conscience et regrets.
« Au fond, j’ai suivi le sort des inventeurs qui n’exploitent pas eux-mêmes leurs découvertes. Si l’on veut être heureux et fortuné, il faut laisser imaginer les autres et être assez malin pour profiter de leurs inventions. »
Une citation qui résume parfaitement l’esprit de l’époque et de la découverte de l’image animée, où les rivalités s’entrecroisent entre Charles Pathé, Léon Gaumont, George Méliès et Alice Guy … Une plongée dans les coulisses du cinéma à la fin du XIXème siècle aussi fascinante qu’instructive !
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